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Date de publication : 
Mardi 29 Septembre 2015
Les avancées technologiques et les transformations sociales résultantes ou motrices de ces innovations suscitent enthousiasmes, débats et controverses, tant sur leur portée que sur les opportunités ou les risques qu’elles recèlent. Pour éclairer ces questions, France Stratégie organise avec l’EHESS et l'Inria un cycle de débats mensuels « Mutations technologiques, mutations sociales » qui rassemble des personnalités de la décision publique, de la recherche, du monde associatif ou économique, spécialistes de ces sujets.
Mutations sociales, mutations technologiques

Les avancées technologiques suscitent débats et controverses entre recherches et innovations encouragées par les technophiles et inquiétudes sur les dangers futurs, voire mouvements de contestation. Au-delà des risques annoncés, les débats portent aussi sur l’ampleur des transformations produites par ces nouvelles technologies : jusqu’où iront les capacités de l’homme augmenté ? Les robots vont-ils surpasser les hommes ? L’économie des plateformes va-t-elle remettre profondément en cause le salariat ? Sommes-nous en train de vivre une nouvelle révolution industrielle ?

Ces mutations technologiques, qui se développent dans les nombreux domaines du numérique, de l’intelligence artificielle, mais aussi médicaux, biologiques, ou physiques, posent de nombreuses questions à nos sociétés, tant aux institutions et pratiques de la démocratie, qu’aux modèles productifs et marchés du travail, ou aux interactions entre hommes et avec les machines. Pour chaque mutation, afin d’en anticiper les effets, il s’agit de savoir quelles sphères d’organisation de la société peuvent être impactées.

Pour éclairer ces questions, un cycle de débats est organisé par France Stratégie, en partenariat avec l’Inria et l’EHESS. Il propose ainsi d’instaurer un dialogue en invitant chaque mois deux experts français ou internationaux pour confronter un point de vue technique et une perspective historique, sociologique ou philosophique sur les interactions réciproques entre l’avancée de ces nouvelles technologies et les transformations sociales résultantes ou moteurs de ces innovations. Un diagnostic proposé, le débat, sous la règle de Chatham House, sera engagé librement avec des personnalités de la décision publique, de la recherche, du monde associatif ou économique, spécialistes de ces sujets.

Pour cette première année, les mutations numériques seront au cœur des questions posées. Quels sont les impacts de la lutte contre la cybercriminalité sur les libertés publiques ? Comment faire évoluer nos institutions pour répondre aux enjeux de ces nouveaux modèles économiques et aux nouvelles demandes démocratiques des citoyens ? Le numérique est-il la solution à la crise de la représentativité et de la participation politique, observée dans les pays industrialisés ? Le Big data, le développement de l’intelligence artificielle et des robots vont-ils détruire des emplois ? Comment des secteurs clé comme la santé ou l’enseignement doivent-ils être repensés pour s’adapter à ces évolutions ? Faut-il et comment, adapter le marché du travail à l’économie des plateformes émergentes ? Comment interagissons-nous avec les écrans ? Avec les robots ? Avec les autres citoyens ? Pour ces questions, qui suscitent parfois des réactions passionnelles, il convient d’éclairer les termes des débats afin d’anticiper ces mutations et de proposer des pistes d’action.