Publié le mardi 29 mars 2016
Programme d'investissement d'avenir
Programme d'investissement d'avenir
Initié en 2010, le Programme d’investissements d’avenir (PIA) a pour objectif d’accroître la compétitivité française en encourageant l’innovation. Doté de 47 milliards d’euros, il est piloté par le Commissariat général à l’investissement (CGI). Ce dernier a demandé à France Stratégie de constituer un comité d’experts chargé d’effectuer un examen indépendant des effets « à mi-parcours » du PIA.

« À mi-parcours », cela signifie que le PIA court toujours. Or, tenu par la date butoir du 31 mars 2016, le comité s’est efforcé de modifier jusqu’à la dernière minute son rapport, mais certaines de ses observations peuvent être dépassées par l’évolution récente du PIA. Sous cette réserve, le comité estime pouvoir attirer l’attention sur les dix points qui constituent la présente synthèse.

La création en 2009 du PIA – qu’on appelait à l’époque « grand emprunt » – a été une triple innovation : par sa finalité, qui était d’investir dans la connaissance pour stimuler la croissance, par le recours à un instrument inusité, la dotation non consommable, et par ses méthodes, qui reposaient sur des appels à projets d’excellence et la sélection par des jurys internationaux. Lorsque le commissaire général à l’investissement Louis Schweitzer m’a indiqué son souhait que la mise en place des PIA 1 et 2 soit soumise à une scrutation indépendante, en vue d’en tirer des leçons pour le PIA 3, nous sommes immédiatement convenus d’y procéder.

Faute de données portant sur une période suffisamment longue, il était cependant trop tôt encore pour une évaluation stricto sensu. Nous nous sommes accordés sur l'idée que ce constat ne diminuait ni l’utilité de l'exercice, ni l’exigence d'indépendance dans sa conduite. C’est ainsi que nous avons choisi, pour souligner notre volonté de rigueur, de le nommer « examen ».

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Il aurait été paradoxal de confier à un acteur du microcosme le pilotage de l’examen d’un programme qui fait par principe appel à des jurys internationaux. C’est pourquoi j’ai confié cette tâche à Philippe Maystadt, qui après une riche carrière ministérielle en Belgique a été pendant douze ans à la tête de la Banque européenne d’investissement. Je lui suis très reconnaissant non seulement d’avoir accepté cette responsabilité, mais aussi de s’y être très fortement impliqué. Je souhaite également exprimer ma gratitude aux membres du comité, dont la variété d’expériences et l’engagement ont été essentiels, et à l’équipe des rapporteurs de France Stratégie.

Jean Pisani-Ferry