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Débats
Publié le
Mercredi 15 Mai 2019
Mardi 11 Juin 2019
09h00 à 18h00
Comment mettre les enfants et adolescents dans de bonnes conditions pour grandir ? Ce qu’ils vivent, découvrent, apprennent et créent, seuls ou avec d’autres, en famille, à l’école, dans les temps et lieux tiers, dans la rue ou sur le net impacte leur trajectoire de vie, et leur rapport au monde.

À partir des travaux menés par le Conseil de l’enfance et de l’adolescence du HCFEA, quelles modalités de construction d’une politique cohérente de l’enfance se dégagent ?  Comment orienter les décisions à partir d'un objectif de meilleur développement physique, affectif, intellectuel, social des enfants et des jeunes ? Quels jalons poser aujourd’hui, avec tous les acteurs concernés, pour une politique pensée du point de vue des enfants, avec les enfants et les jeunes, dans le respect de leur droit et tournée vers leur avenir ?[1]


Programme
 

9h00 – Ouverture par Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé

Orientation de la journée

Sylviane Giampino, présidente du Conseil de l'enfance et de l'adolescence du HCFEA, vice-présidente du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge
Une politique publique de l’enfance coordonnée, centrée sur le développement des enfants et des adolescents, leurs droits, et leur avenir, étayée par des connaissances et dont les conséquences sont mesurées.

10h00-12h15 – Table ronde 1 – L’enfant sujet et acteur social : expression, participation, socialisation et implication

Dans ses propositions, le Conseil de l'enfance a placé l'engagement des enfants et adolescents, et leur place dans les espaces publics, au même niveau de nécessité que le sport, la culture, les sciences, et les vacances collectives, pour servir leur développement et leur épanouissement, tant physique, que relationnel, intellectuel et social. 

La CIDE stipule que l'expression et la participation des enfants aux décisions qui les concernent, et dans leurs différents espaces de vie, est un droit.

Comment penser politiquement "l'enfant comme un acteur social" et soutenir ses implications citoyennes, solidaires, et environnementales ? Comment penser sa mobilité et son autonomie, sécuriser ses rencontres émancipatrices ? Mais aussi stimuler et respecter sa capacité d'expression (représentation dans des conseils), de publication (presse à l'école), d'association (junior associations), sa contribution à la vie locale, son esprit responsable (bénévolat) et de coopération (mouvements de jeunesse), et son ouverture aux différences, modes de vie et de culture (les voyages) ?

Comment ces enjeux se conjuguent-ils avec les autres politiques (scolarité, écrans et numérique, urbanisme, loisirs, mixité sociale, inclusion des enfants en situation de handicap et lutte contre l'embrigadement…?

13h45-16h00 – Table ronde 2 – L’enfant dans les politiques interministérielles : les temps et lieux tiers des enfants, une politique à l'échelle des enjeux d’éducation, de santé, de culture et de sciences

Partir des parcours de vie des enfants pour identifier les leviers d’améliorations de l’action publique est une heuristique féconde. Dans ses travaux le Conseil de l’enfance a mis en évidence des angles morts et précisé des enjeux de qualité. Les politiques de services aux enfants (accueil du jeune enfant, activités périscolaires…), et leurs financements,  sont insuffisamment orientés par un pilotage de la qualité, qui se conçoit à l'aune des enjeux du développement, de la prévention en santé et de la protection des enfants. Une telle approche de la qualité suppose notamment de mieux répondre aux besoins de découverte, d'apprentissages, de culture, de dépassement de soi, de socialité, de liberté et d'émancipation des enfants et adolescents. D’où par exemple une stratégie à déployer pour structurer l’offre et personnaliser les parcours en matière de pratiques artistiques et culturelles, et de pratiques scientifiques et technologiques (clubs de sciences) extra-scolaires sur tous les bassins de vie des adolescents. Le décloisonnement des politiques apparaît alors comme une nécessité pour agir sur des champs qui relèvent de plusieurs ministères, ainsi que l’articulation entre échelons nationaux et territoriaux. Quels freins à des partenariats Recherche – Culture – Éducation – Affaires sociales, et avec les acteurs de l'économie et de l'associatif ?

16h00-18h00 – Table ronde 3 – L’intelligence locale pour une égalité entre tous les enfants, sur tous les territoires et des gouvernances articulées

La plupart des politiques qui mettent les enfants dans de bonnes conditions pour grandir sont financées en grande partie par les collectivités locales, sans relever forcément d’une compétence obligatoire, et plus globalement sont mises en œuvre avec les acteurs locaux (associations, entreprises partenaires, économie sociale et solidaire…). Si un pilotage national s’avère constituer un bon vecteur pour une montée en qualité des services et des accompagnements proposés, la réponse concrète, adéquate aux besoins de proximité et innovante ou agile, a besoin de souplesse pour surgir.

Comment lutter contre les inégalités avec des réponses déconcentrées quand les compétences ne sont pas obligatoires ? Comment élargir les publics et avec quel travail en réseau ?  Quelles participations des parents et des bénévoles ?

Conclusion par Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé

 

Inscription en ligne

 


[1] Programme établi avec les membres du Conseil enfance et adolescence, notamment les associations de droits de l’enfant et de protection de l’enfance

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