Back to
Débats
Publié le
Mardi 14 Mars 2017
Lundi 03 Avril 2017
09h00 à 16h00
Quelles sont les forces et les faiblesses de l’économie française en matière d’innovation de rupture ? Quelles conséquences pour les politiques publiques ? France Stratégie a décidé de conduire cette analyse sous la forme d’un cycle d’ateliers fermés, en se concentrant successivement sur trois niveaux d’observation : les entreprises, les systèmes et les réseaux, et les politiques publiques (notamment celles de l'éducation).

Les grandes questions

De la créativité à l’école à l’innovation de rupture en entreprise et au travail : quels liens ? Quels mécanismes ?

Comment se situe la France en comparaison internationale dans ces domaines ? Quels caractéristiques et profils des innovateurs ? Quelle(s) organisation(s) du travail favorables à l’innovation ?

  • Faut-il être créatif pour être innovant ?
  • L’école (au sens large) a-t- elle un rôle à jouer dans le développement de la créativité et, si oui, lequel ? Quelle place est aujourd’hui accordée à la créativité dans les enseignements et notamment, dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture ?
  • Quelles approches éducatives sont les plus favorables au développement de la créativité des enfants et des jeunes ?
  • L’innovation comme la capacité à partager et à concrétiser des idées créatives : l’école a-t-elle un rôle à jouer et lequel ?
  • Selon les enquêtes internationales (PISA, TIMSS, PIRLS, PIAAC) sur les compétences des enfants et des jeunes d’une part et des adultes d’autre part, comment se positionne la France dans les domaines de la créativité et de l’innovation ?
  • Quels parcours et spécificités des innovateurs en entreprise ? Quel rôle du système éducatif dans leur performance d’innovateur ?
  • Quelle(s) organisation(s) dans l’entreprise pour favoriser la créativité et l’innovation ?

Éléments de contexte

Au niveau européen, l’importance de l’investissement dans le savoir et l’innovation pour la croissance à long terme a été reconnue dès 2000 dans le Programme européen de Lisbonne. Dans ce cadre, les objectifs fixés visaient à faire de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde » et établissaient de fait le besoin d’augmenter l’investissement dans les activités du savoir.

Depuis, le Conseil européen de Barcelone (2002) puis le Conseil européen de Bruxelles (15-16 juin 2006) ont fixé à 3 % du PIB les objectifs de dépenses de R & D, porté l’investissement dans le savoir et l’innovation au rang des quatre domaines prioritaires de la Stratégie de Lisbonne relancée, exigé des États membres de fixer des objectifs spécifiques dans le cadre des programmes nationaux de réforme et créé un tableau de bord européen en matière d’innovation, etc.

À partir de 2008, les politiques publiques ont encouragé et promu la notion de « créativité », l’année 2009 ayant été désignée par la Commission européenne « l’année européenne de la créativité et de l’innovation », avec pour objectifs de :

  • créer un environnement propice à l'innovation ;
  • démontrer l’importance de la diversité culturelle ;
  • promouvoir la créativité et l’esprit d’initiative dès le plus jeune âge ;
  • souligner l’importance de la créativité, de l’innovation et de l'esprit d'entreprise pour la croissance et l'emploi ;
  • développer l’acquisition de compétences essentielles dans tout type de contextes professionnels et sociaux ;
  • encourager la créativité et l’innovation dans les organisations publiques et privées.

Considérée comme un moteur de l’innovation (OCDE, 2009 et Toner, 2011), la créativité devient une priorité des institutions et gouvernements européens, via notamment l’investissement dans l’éducation et les qualifications. Toutefois, la définition de la créativité par la Commission peut apparaître très générale, elle renvoie en effet à « l’ensemble des qualifications et attributs nécessaires aux travailleurs dans une économie de plus en plus fondée sur le savoir ».

À cet égard, les travaux de l’OCDE « La stratégie pour l’innovation » précisent davantage les concepts, et ils apportent des éléments de mesure et de suivi de la créativité. Ainsi, sur la base des concepts traditionnels de pensée divergente et convergente et de pensée logique, l’OCDE définit dans le cadre scolaire, la créativité comme les capacités à proposer des idées et des solutions et l’esprit critique comme celles de les analyser et les évaluer. Elle offre par ailleurs un cadre analytique permettant d’élaborer et d’évaluer les politiques éducatives en faveur de la créativité dans les enseignements primaires et secondaires. Les premiers résultats seront présentés en 2017.

Cette dernière session du cycle de séminaires sur l’innovation mis en place par France Stratégie vise à caractériser les méthodes de développement de la créativité dans l’éducation en France, et à en débattre. Elle a aussi pour but de définir les ressorts de l’innovation en entreprise sous l’angle des ressources humaines et de l’organisation du travail. Elle cherche enfin à identifier les principaux leviers de l’action publique sur les interactions créativité à l’école et innovation dans l’entreprise.

Compte rendu
Tous nos travaux sur  :