Back to
Rapport
Publié le
Jeudi 11 Avril 2019
« Le débat sur les nouveaux risques sociaux en matière de perte d’autonomie dépasse très souvent les frontières géographiques, culturelles et disciplinaires. Du décentrage dans l’espace on entrevoit un dépassement possible de ce qui relève des contingences nationales ou de la prégnance des grands modèles d’intervention publique. »
Politiques de soutien à l'autonomie des personnes âgées

Télécharger le rapport Politiques de soutien à l'autonomie des personnes âgées :
quelques comparaisons internationales

La présente note de comparaisons internationales des politiques de soutien à l’autonomie des personnes âgées nous invite à ne pas analyser ces politiques et leurs dispositifs avec pour seule approche, la vision française mais à repenser nos catégories traditionnelles, notamment sur la dichotomie domicile/ établissement.

Pour éclairer les membres du Haut Conseil de l’âge avec des données approfondies et concrètes, nous avons fait le choix de limiter les comparaisons :

  • à certains pays où l’ambassade de France dispose d’un conseiller social : l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, la Suède et le Québec.
  • à la Belgique, aux Pays-Bas et au Japon, pays pour lesquels nous avons dû recourir à d’autres sources d’informations.

Compte tenu de la difficulté de recueillir des informations comparables d’un pays à l’autre, nous attirons l’attention des lecteurs sur les limites de la comparaison et sur le danger à vouloir cataloguer, classifier et simplifier la présentation des dispositifs mis en place dans les différents pays, d’autant qu’ils sont portés par de nombreux acteurs.

Nous avons tenu à introduire cette présentation par des éléments de contexte, tant il est vrai que la prise en charge, actuelle et future, de la perte d’autonomie dépend fortement de facteurs démographiques, mais aussi économiques et organisationnels qui structurent et accompagnent les choix politiques.
Tous les pays étudiés sont confrontés aux enjeux du vieillissement et de la perte d’autonomie. Les stratégies développées et les grandes orientations sont similaires : priorité au soutien – voire au maintien – à domicile, diversification des réponses en termes de lieux de vie et des choix offerts aux familles, tendance à l’extension des prestations en espèces plutôt qu’en nature, soutien aux aidants et attention portée à la question de la professionalisation des professionnels du secteur. Nous avons tenté néanmoins d’essayer de trouver des lignes directrices différentiant les approches et l’économie générale du care dans les pays étudiés.

Pour faciliter la comparaison entre pays et tenir compte des différences de pouvoir d’achat, lorsqu’il y a des données monétaires, celles-ci ont été converties en parité de pouvoir d’achat avec la France (€ PPA, chiffre 2016 entre parenthèses).

Tous nos travaux sur  :