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Publié le
Mercredi 29 Avril 2020
La crise sanitaire et ses conséquences ont mis en lumière de nombreuses vulnérabilités issues de l’interdépendance internationale et les limites à la souveraineté des États dans certains secteurs. Quels enseignements en tirer pour avenir ? Quels arbitrages à effectuer entre les différentes échelles auxquelles les politiques publiques doivent être pensées ?
Quelles interdépendances et quelles formes d’autonomie à différentes échelles ?
La pandémie actuelle joue un rôle de révélateur de la fragilité de nos systèmes économiques, de plus en plus complexes et interdépendants. Les problèmes d’approvisionnement apparus avec cette crise nous forcent à nous interroger sur notre dépendance stratégique à l’égard du reste du monde (au-delà des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux) et mettent en exergue les fragilités du modèle mondialisé actuel. Sans occulter les élans de solidarité, il est possible qu’on assiste dans les prochaines années à une « démondialisation », dont une composante majeure, les échanges de marchandises, a déjà quasiment été engagée. Ce processus pourra nous conduire à re-questionner les notions de frontières et de souveraineté.

 

Les constats dans la crise

La crise sanitaire et ses conséquences, qu’on peut à ce jour seulement entr’apercevoir, ont mis en lumière de nombreuses vulnérabilités issues de l’interdépendance internationale et les limites à la souveraineté des États dans certains secteurs. Ces fragilités, perçues comme réservées jusqu’alors aux pays en développement, sont intensifiées par la rapidité de la propagation du virus. Elles tirent parti des dynamiques de globalisation qui contractent le temps et l'espace[1] : en facilitant les flux de personnes et de marchandises, les capacités de contrôle et de maîtrise des effets de la pandémie ont été rendues d’autant plus limitées.

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[1] Michel Lussault, Le Monde du virus – une performance géographique, AOC, 14 avril 2020.


Les contributions reçues sur ce thème par nos lecteurs :

Arnaud Alain, CIRIEC, « Covid19: pour un "après" soutenable »
Bonte Alexandre, Wello, « Vers un modèle médico-solidaire »
Degeorges Patrick, Institut Michel Serres « Osons la précaution ! »
Keucheyan Razmig, Université de Bordeaux, « Principes d'une bifurcation écologique et sociale »
Klein Mathieu, Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, « Vers un juste échange transfrontalier »
Mancebo François, Université de Reims Champagne-Ardenne, « Repenser les pratiques de l'aménagement urbain dans l'après Covid »
Peraldi Olivier et Jeger François, Institut chiffres & citoyenneté, « Contribution institut C&C "pour un après covid-19 soutenable" »
Pezziardi Pierre, La Ceinture Verte / Informatique Conviviale Conseil, « Créer dans l’État un investisseur en intérêt général »
Sablé Anne-Laure, Les Amis de la Terre, « Recommandations de la fédération des Amis de la Terre »
Vignes Renaud, IUT d'Aix en Provence, « Que ferons-nous de cette épreuve ? »
Vraiment Vraiment, « D'une pierre, deux ou trois coups »
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