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Publié le
Mercredi 29 Avril 2020
La crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19 n’a pas de précédent et appelle à une réaction rapide, forte et coordonnée au niveau international. Si le choc peut apparaître a priori comme exogène au système économique, il révèle de nombreuses failles systémiques. Comment assurer que la relance réponde à ces failles et ne retarde pas les engagements en faveur de l’environnement ?
Quelle voie pour une économie soutenable ?
Face à la crise sanitaire, et en particulier à l’arrêt de l’économie imposé par le confinement, les gouvernements ont privilégié des mesures massives et non ciblées de soutien aux entreprises, en particulier en termes de trésorerie et d’activité partielle. Lorsque le confinement sera levé, et que l’activité économique pourra reprendre, un plan de sortie de crise sera nécessaire. Ce plan ne pourra se contenter d’être un simple plan de relance : il devra intégrer les préoccupations environnementales, et plus généralement de soutenabilité. Ce sera notamment l’occasion de questionner la cohérence de nos politiques d’investissement et d’innovation. Concrètement, il s’agira par exemple d’éviter de subventionner à cette occasion l’achat de véhicules thermiques ou de conditionner le soutien aux activités carbonées au paiement d’un juste prix de leurs émissions de carbone. Cette obligation de cohérence est d’autant plus forte que les niveaux de dépenses publiques franchiront de fait un nouveau palier. Il nous faudra en outre nous poser la question des modalités de financement des mesures de soutien et de transformation de l’économie, du rôle de la politique monétaire dans une perspective de justice et de soutenabilité et de l’articulation entre les différents échelons géographiques infranationaux, nationaux, européens et intergouvernementaux.

 

La crise n’a pas de précédent

Dans son origine et les mécanismes à l’œuvre

La crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19 est fondamentalement différente des crises économiques de 2008 ou 1929. Ces deux dernières étaient des crises financières qui se sont étendues à l’économie réelle, résultats du déroulement de cycles endogènes au système économique ; la crise actuelle constitue un ralentissement de l’économie réelle provoqué par un facteur a priori extérieur au système économique. Elle est caractérisée par l’arrêt des trois déterminants fondamentaux de l’activité économique : la production (les chaînes de valeurs mondiales ralentissent ou sont interrompues), la consommation (en raison du confinement des populations) et l’investissement (en raison de l’incertitude et de l’arrêt des productions), et cela pour une durée encore incertaine.

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Les contributions reçues sur ce thème par nos lecteurs :

Darenes Anaïs, REFEDD (Réseau français étudiant pour le développement durable), "Former les citoyen.ne.s aux enjeux écologiques et de solidarité"
Lévêque François, Mines Paristech, "Quelle économie de l'encombrement pour demain ?"

Pezziardi Pierre, La Ceinture Verte / Informatique Conviviale Conseil, "Créer dans l’État un investisseur en intérêt général"

Plateforme RSE, "Responsabilité sociétale des entreprises : de la parole aux actes"

Ponty Pasca, Ville, "Espoirs et opportunités du déconfinement"

Sablé Anne-Laure, Les Amis de la Terre, "Recommandations de la fédération des Amis de la Terre"
Vignes Renaud, IUT d'Aix en Provence, "Que ferons-nous de cette épreuve ? "
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