Back to
Actualités
Publié le
Mercredi 22 Avril 2020
L’épidémie et ses conséquences ont réactivé et parfois modifié nos attentes à l’égard de la puissance publique. Qu’en restera-t-il après la crise ? Services publics, politiques publiques, rôle de l’État : quels enseignements tirer de cet épisode pour évoluer vers un modèle plus soutenable à long terme
Quelles attentes à l’égard de la puissance publique  face aux risques ?
La crise a transformé, au moins temporairement, les priorités de l’action publique, les hiérarchies entre les missions, et les fondements des arbitrages entre les logiques de coût, d’effectivité ou d’efficience, et de protection contre les risques ; elle a également instauré un « état d’urgence sanitaire », restreignant la liberté de circulation des citoyens. Qu’en restera-t-il après l’épidémie ? Ce sont notamment les missions d’anticipation, de prévention des risques et de régulation des acteurs qui sont questionnées. De quoi l’État peut-il (vraiment) nous protéger ? Quelle portée donner au « principe de précaution » ? Quel coût sommes-nous collectivement prêts à payer pour nous protéger de risques extrêmes (terrorisme, épidémie, crise financière, panne électrique ou informatique de grande ampleur, attaque chimique, guerre, etc.) ? Comment accroître l’adaptabilité et la résilience des services publics ? Que la puissance publique doit-elle nous garantir et comment s’organise-t-elle pour le faire ? Et que peut-elle exiger de nous ? Enfin, quelles missions faut-il qu’elle prenne en charge elle-même, au nom de la souveraineté, et que peut-elle déléguer sans dommages aux acteurs privés et au marché ?

L’apparition du virus, puis l’épidémie elle-même et enfin la perspective de ses conséquences économiques et sociales ont mis en lumière différents modes d’intervention de la puissance publique et ont réactivé, en les déplaçant parfois, nos attentes à son égard. Pour organiser la réflexion sur les constats issus de la crise, comme sur les enjeux de soutenabilités à moyen terme, cette note propose de distinguer ces interventions et ces attentes selon trois niveaux : celui des services publics, celui des politiques publiques, et celui de l’État en général. Chacun de ces niveaux a été mis à l’épreuve par la crise sanitaire et, pour chacun, d’importantes questions se posent pour « l’après »...

Lire la suite


Les contributions reçues sur ce thème par nos lecteurs :

Mancebo François, Université de Reims Champagne-Ardenne, "Repenser les pratiques de l'aménagement urbain dans l'après CoVid"
Pezziardi Pierre, La Ceinture Verte / Informatique Conviviale Conseil, "Créer dans l’État un investisseur en intérêt général"
Sablé Anne-Laure, Les Amis de la Terre, "Recommandations de la fédération des Amis de la Terre"
Tous nos travaux sur  :